Le Frais Regard, les récentes notes de lecture de Pierre Perrin

Le Frais Regard de Pierre Perrin
– les plus récents articles critiques en ligne –

Thierry Radière, Copies
Jacques Flament éditions, 2016, 214 pages, 16 €

Thierry RadièreC’est un volume de la collection “philosophies”, sans autre indication de genre. En fait, ce volume se lit comme un roman, sans en être un. La quatrième de couverture interroge « lequel de l’amour ou de la littérature contamine l’autre ? Le correcteur d’une série de copies de bac de français se rend compte que la mémoire et les souvenirs, thèmes sur lesquels les candidats ont planché, sont des sujets trop difficiles pour … — Continuer la lecture


Nathacha Appanah, Tropique de la violence
roman, Gallimard, 2016, 192 pages, 17,50 €

AppanahTropique de la violence, sixième roman de Nathacha Appanah, née en 1973, est une plongée dans l’enfer d’une jeunesse livrée à elle-même. Dans le quartier le plus pauvre de Mayotte, dans l’océan Indien, le personnage central lit et relit, comme un talisman et par contraste, le conte d’Henri Bosco, L’Enfant et la rivière, tandis que cinq destins se croisent et révèlent la violence de leur quotidien. La première originalité du roman tient … — Continuer la lecture


Louisiane C. Dor, Les Méduses ont-elles sommeil ?
Gallimard [Col. Nos vies], 2016, 88 pages, 10 €

couv. MédusesCe récit de « huit mois de vie branlante, qui ont paru des siècles » à l’auteur de ce désastre, se lit en une heure. Impossible d’en perdre un mot. Le lecteur est soulevé, conquis et révulsé à la fois par le résultat dont il redoute les effets. Hélène est le prénom de l’héroïne, qui préfère la cocaïne. À dix-huit ans, elle monte à Paris, « le rêve de tous ceux qui n’y habitent pas », pour la grandeur, être adorée, adulée, convoitée. Elle devient, entre les mains plus que les bras d’une Laurine de trente-deux ans, qui l’entraîne dans « une  bassine à lesbiennes » une méduse … — Continuer la lecture


Jean-Pierre Georges, Jamais mieux
Tarabuste, 2016, 160 pages, 15 €

couv. GeorgesCe dixième titre… C’est drôle ! Il y a vingt ans, paraissait au Dé bleu Je m’ennuie sur terre. C’était déjà un dixième titre – que voilà rétrogradé à la quatrième place “du même auteur” de Jamais mieux. Lecteur, avec Georges, la circonspection est de rigueur, ne serait-ce que pour ne pas pisser de rire. Car il y a vingt ans Je m’ennuie sur terre paraissait un long poème en vers brefs, non ponctués, avec une majuscule à chaque début de strophe dont la longueur variait de un à seize vers, le tout entremêlant des réflexions caustiques et des fragments de récit immobile en vers. Or depuis, Jean-Pierre Georges a jeté le vers aux oubliettes. Il fait# … — Continuer la lecture




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